Faire image au XVIIe siècle
Travaux en cours
10-11 juillet 2025, Paris, INHA (Salle Vasari)

Destinée aux doctorants et étudiants en master 2 travaillant sur l’image, l’Université d’été « Recherches sur l’art du dix-septième siècle » offre un lieu et un temps privilégiés de rencontres entre professionnels et jeunes chercheurs, accueillant les travaux en cours les plus stimulants consacrés à l’histoire de l’art européen et extra-européen du xviie siècle.
Plusieurs sessions, encadrées par des enseignants-chercheurs ou conservateurs relevant de différentes disciplines (histoire de l’art, histoire, littérature, etc.) permettent de présenter les recherches menées par les nouvelles générations de chercheurs et d’en discuter collectivement.
L’édition 2025 de l’Université d’été est consacrée à une question largement ouverte vers divers horizons disciplinaires : « Faire image au XVIIe siècle ». Que sont, excédant les catégories usuelles de l’histoire de l’art (peinture, sculpture, gravure), les images au xviie siècle ? Comment susciter, fabriquer, émettre une « image », ainsi entendue dans toute la diversité de ses définitions ? Quels discours (technique, matériel, historique, scientifique, théologique, etc.) sont susceptibles d’être élaborés sur ces images ? Dans quels champs disciplinaires, avec quels outillages méthodologiques, en vue de quelles interprétations ? Quelles représentations collectives du xviie siècle forment l’art, l’histoire de l’art et les divers discours qui prennent en charge son étude ?
Les deux journées, précédées de deux conférences inaugurales (non publiées), sont distribuées en cinq sessions : Diffracter l’image ; L’image s’incorpore ; Imager, Figurer ; Le genre fait image ; Faire image par les mots. Les textes sont pour la plupart disponibles en ligne.
Programme avec résumé des interventions : Université d’été 2025
Programme avec textes en ligne ci-dessous (version provisoire juin 2026 – carnet de recherches)
Faire image au XVIIe siècle –Travaux en cours
I-Diffracter l’image
– François Herreman (Université Grenoble Alpes/Université du Québec),
(Dé)faire image selon Elisabetta Sirani. PDF
– Teoman Akgönül (INHA, Université de Poitiers),
Commanditer des estampes en exil : Charles Patin et les artistes entre Paris, Strasbourg et Amsterdam (1667-1671). PDF
– Guillermo Alfonso De la Torre y Lucquin (Université Paris I Panthéon-Sorbonne-Universidad Nacional Autónoma de México),
Bijoux et autres objets de dévotion des mondes hispaniques : une nouvelle méthode pour l’étude d’images multiples entre 1570 et 1650.
II- L’image s’incorpore
– Francisco José Martínez Martínez (Universidad Complutense de Madrid),
Un portrait miroir absent et trois images mentales sur obsidienne préhispanique peintes par Murillo pour Justino de Neve. PDF
– Thibault de Warren (Paris, EPHE),
Représenter le territoire de Louis XIV en image : les étapes du processus cartographique.
– Baptiste Moisan (Université de Bourgogne),
Faire corps pour faire image : la corporalité de la sainteté dans la peinture italienne du XVIIe siècle. PDF
– Illán Holgado (Universitat de Girona),
Sulla creazione dell’immagine nella Catalogna del Barocco : alcuni esempi dell’eterna disputa tra scultori e carpentieri.
III- « Imager, Figurer »
– Meggy Chaidron (UCL Louvain),
Représenter l’idole : la Vénus astrologique dans la peinture de Willem de Poorter. PDF
– Kévin Daligault (Sorbonne Université, Université de Rouen Normandie),
Images de la vie des saints et biographies illustrées : le cas de saint François de Paule. De la miracolosa vita de Paolo Regio au couvent des Minimes de la Place Royale (1581-1651). PDF
– Valérie Magnes (Université de Champagne Ardennes – Reims),
Temporalité et éternité : l’image royale dans les Triomphes de Louis le Juste de Jean Valdor (1649). PDF
IV- Le genre fait image
– Agathe Bonnin (Université Autonome de Madrid – CY Cergy Paris Université),
Non faites de main de femme : la production d’images mystiques du Christ au prisme du genre dans l’Espagne du XVIIe siècle. PDF
– Lilith Lebot (Nantes Université-Université de Rouen Normandie),
L’autoportrait d’Elisabeth-Sophie Chéron : faire (son) image pour l’Académie Royale de Peinture et de Sculpture. PDF
– Charlotte Lange (Université Paris 1 Panthéon Sorbonne),
La Sainte Famille de l’artiste : Réflexions filiales dans la peinture religieuse d’Espagne et du Portugal au XVIIe siècle. PDF
V- Faire image par les mots
– Maria-Victoria Bouvier Lacasa (ENS Lyon-CY Cergy Paris Université),
Une mauvaise réputation : la réception de Federico Zuccari par José de Siguënza. PDF
– Emmanuel Grospaud (Le Mans Université),
“Ces sortes de monstres”. La question de la représentation de la laideur féminine dans les Contes des Fées de Mme d’Aulnoy.
Gioele Scordella (Scuola Normale Superiore, Pisa),
“Al naturale”: produzione, uso e ricezione della scultura devozionale policroma nella Napoli spagnola.
Reine Okuliar (University of Edinburgh),
Figurer l’image : la représentation du concetto ingegnosodans la deuxième version de Rinaldo et Armida de Poussin. PDF
Comité d’organisation
Olivier Bonfait (Université de Bourgogne) ; Giovanni Careri (Ehess) ; Frédéric Cousinié (Université de Rouen Normandie) ; Romain Thomas (INHA, Université Paris Nanterre), Vanessa Selbach (BnF).
Comité scientifique
Le comité scientifique associe des chercheurs d’autres disciplines que l’histoire de l’art (littérature, histoire, philosophie, musicologie) mais travaillant sur l’image au XVIIe siècle.
Florence Dumora (Université Paris Cité) ; Tony Gheeraert (Université de Rouen Normandie) ; Laurence Giavarini (Université de Bourgogne) ; Stéphane Haffemayer (Université de Rouen Normandie) ; Philippe Hamou (Sorbonne Université), Hélène Leblanc (Université de Genève), Stanis Perez (Maison des Sciences Humaines et Sociales-Paris Nord), Théodora Psychoyou (Sorbonne Université) ; Stéphane van Damme (École normale supérieure).
Conseil scientifique
Le conseil scientifique (susceptible d’intégrer de nouveaux membres intéressés par le projet) regroupe des enseignants-chercheurs et conservateurs historiens de l’art, spécialistes du XVIIe siècle.
-Partenaires à l’étranger :
Susanna Berger (University of Southern California) ; Jan Blanc (Université de Lausanne) ; Chiara Franceschini (Institut für Kunstgeschichte, Munich) ; Hanneke Grootenboer (University of Amsterdam) ; Aaron M. Hyman (Universität Basel) ; Marika Knowles (University of St Andrews) ; Tod Olson (UC Berkeley) ; Felipe Pereda (Harvard University) ; Lorenzo Pericolo (Florida State University) ; Javier Portús (Museo del Prado) ; Itay Sapir (Université du Québec à Montréal, UQAM).
-Partenaires en France :
Lionel Arsac (Château de Versailles) ; Sandra Bazin-Henry (Université Marie et Louis Pasteur, Besançon) ; Marion Boudon-Machuel (INHA, Université de Tours) ; Marianne Cojannot-Le blanc (Université Paris Nanterre) ; Pascale Cugy (Université Rennes 2) ; Rosa De Marco (Université Rennes 2) ; Sabine Du Crest (Université Bordeaux Montaigne) ; Corentin Dury (Musée des beaux-arts d’Orléans) ; Matthieu Fantoni (Musée Fabre, Montpellier) ; Alexandre Gady (Sorbonne Université ; Musée du Grand Siècle) ; Christine Gouzi (Sorbonne Université) ; Guillaume Kazerouni (Musée des beaux-arts de Rennes) ; Estelle Leutrat (Université de Poitiers) ; Anne Perrin-Khelissa (Université Toulouse Jean Jaurès) ; Philippe Luez (Musée national des Granges de Port-Royal) ; Julien Lugand (Université de Perpignan Via Domitia) ; Philippe Malgouyres (Musée du Louvre); Vincenzo Mancuso (Université de Montpellier Paul Valéry) ; Léonie Marquaille (Université Bordeaux Montaigne) ; Nicolas Milovanovic (Musée du Louvre) ; Anne Ritz-Guilbert (École du Louvre, Paris) ; Hélène Rousteau-Chambon (Université de Nantes) ; Adriana Senard-Kiernan (Université Toulouse Jean Jaurès) ; Maël Tauziède-Esparia (Université Paris Nanterre) ; Magali Théron (Aix-Marseille Université) ; Cécile Vincent-Cassy (CY Cergy Paris Université).
L’Université d’été 2025 « Recherches sur l’art du XVIIe siècle » bénéficie du concours de l’INHA, de la BnF, de l’Université Paris Nanterre (Unité de recherche HAR – Histoire des Arts et des Représentations), de l’Université de Rouen Normandie (Groupe de Recherche d’Histoire), de l’Institut Universitaire de France et de la Société d’étude du XVIIe siècle.





